C’était elle, la veuve de Mauritanie:
Femme voulant coller sa bouche à cette mer de dunes ocres,
S’allonger dans ces creux violets et rêver,
Étendre ses bras dans le sable comme des ailes d’ange,
Comme des pointes de désir foutu,
Sentir la chaleur et le vent sec envahir son corps.
Écouter les bouffées de sable détaler le long des crêtes,
S’inventer un secret enchanteur, un secret magnifique,
Chasser de son âme toute espèce de finalité.