Beaucoup de gens se demandent si la condamnation de Conrad Black pour fraude sera définitivement annulée ou confirmée. La décision du juge Richard Posner, rendue en 2008, peut nous fournir quelques indices…
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Beaucoup de gens se demandent si la condamnation de Conrad Black pour fraude sera définitivement annulée ou confirmée. La décision du juge Richard Posner, rendue en 2008, peut nous fournir quelques indices… Je me demande où et quand et pourquoi Conrad Black a perdu contact avec la réalité. Aurait-il été accepté que son destin se joue sur un coup de dés? Au niveau fondamental, M. Black a une bonne part de responsabilité pour ce qui s’est passé chez Hollinger International, au plan moral. Mais la justice est aveugle. Attendons de voir comment les choses finissent en Cour d’appel. Je cherche à m’expliquer les élans de sympathie récurrents pour Conrad Black dans la presse écrite conservatrice de Toronto. Durant la Deuxième guerre mondiale, le nazi Werner von Braun a conçu et supervisé la fabrication et le lancement de missiles balistiques ciblant des populations civiles. Le fait qu’il ait servi de père du programme spatial américain montre à quel point la justice et le respect des droits de l’homme sont sélectifs. Le vrai enjeu de la crise de la pédophile de l’Église catholique est que des dizaines de milliers d’enfants ont été violés et qu’ils méritent donc que justice soit faite, quelques décennies plus tard. L’abus sexuel de près de 200 enfants sourds-muets par un prêtre catholique au Wisconsin sert à rappeler que l’Église juge les fidèles et les ecclésiastiques différemment, selon les intérêts. On appelle ça deux poids, deux mesures. Selon le New York Times, le cardinal Ratzinger, aujourd’hui le pape Benoît XVI, a permis à un prêtre pédophile en série d’échapper à la justice. Cela me fait penser à ce que dit Jésus: «Celui qui entraînera la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.» L’organisation mauritanienne des droits de l’homme vient de m’envoyer le témoignage d’une femme esclave, Oumoulkheir Mint Yarba, qui s’est évadé au mois de février 2010, et vient de déposer des plaintes formelles contre ses anciens maîtres. Simon Deng, ce Soudanais de religion chrétienne et ancien enfant esclave, fait campagne pour le droit à la vie de son peuple au Sud-Soudan, depuis longtemps persécuté par le régime islamiste de Khartoum. Je l’ai rencontré le weekend dernier, à New York. |
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